Publiez ce que vous payez (PCQVP) appelle les investisseurs à soutenir le développement des règles qui exigeraient les compagnies à déclarer leurs paiements effectués aux gouvernements sur une base pays par pays et en fonction du type de paiement. Ceci créera les conditions nécessaires pour une meilleure évaluation, par les investisseurs, des risques d’exposition de la société dans différents contextes nationaux.
Les investisseurs confrontés aux compagnies opérant à travers le monde ont trouvé qu’il est de l’intérêt des compagnies dans lesquelles ils investissent de fonctionner dans un environnement caractérisé par la stabilité, la transparence et le respect de la loi. Telles sont les conditions qui contribuent à la prospérité des affaires.
Malheureusement dans plusieurs pays riches en ressources naturelles comme le pétrole, le gaz et les mines, la mauvaise gestion ou le détournement des revenus générés par les industries extractives ont eu des conséquences dévastatrices – bafouant la loi, réduisant les investissements productifs, permettant la fuite des capitaux vers des destinations illégales et donnant place à la frustration et le malaise. La mauvaise gouvernance des revenus des ressources a également entraîné la réduction des perspectives de développement pour les citoyens, ainsi que des environnements d’exploitation instables et de faibles bénéfices pour les compagnies et leurs investisseurs.
Selon les investisseurs représentant quelque 12,3 billions de dollars américains : « Les compagnies qui effectuent des paiements légaux mais non publiés aux gouvernements peuvent être accusées de contribuer au développement des conditions favorables à la corruption. Ceci est un risque d’affaire important, rendant les compagnies vulnérables aux accusations de complicité à la corruption, diminuant leur « licence d’exploitation » nationale et internationale, les rendant vulnérables au conflit local et à l’insécurité, et compromettant éventuellement les perspectives commerciales à long terme sur ces marchés. »
Par les normes comptables reformées et les règles de cotation sur les marchés boursiers exigeant la déclaration financière de la compagnie pays par pays, et par type de paiement, les investisseurs pourront évaluer les risques de leurs investissements dans les secteurs pétrolier, gazier et minier : Où, à quel montant et à quelle échéance leur argent est dépensé dans des environnements à très haut risque dans les pays appauvris, avec des gouvernements instables.
Les citoyens des pays productifs pourront également utiliser les rapports des compagnies pour voir les revenus que leurs gouvernements ont perçus ; une avancée qui permettra de les tenir responsables de ces ressources et de réduire la ‘Malédiction des ressources’. Par conséquent, cette étape de bonne gouvernance publique ira au-delà de la maximisation de la valeur de l’actionnaire. La reconnaissance de plusieurs parties prenantes est une réflexion importante de l’utilisation, par la plus grande société, des informations pour soutenir la création d’une valeur durable.
Au premier lancement de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) en juin 2003, 38 institutions d’investissement avaient signé la Déclaration des ‘Investisseurs’ sur la transparence dans le ‘Secteur des industries extractives’ soutenant l’ITIE. Cette déclaration était réaffirmée en octobre 2006 avec le soutien d’un groupe élargie de 70 institutions internationales d’investissement représentant les actifs cumulés de 12,3 billions de dollars américains.
Le processus était dirigé par l’investisseur anglais F&C Asset Management et l’on comptait au rang des signataires CalPERS, Dresdner RCM Global Investors, Fidelity Investments, Merrill Lynch Investment Managers, New York State Common Retirement Fund, PGGM, Schroders Investment Management, SSgA Limited et TIAA-CREF
La Déclaration des investisseurs démontré aux compagnies extractives et aux gouvernements hôtes que les marchés financiers soutiennent sans ambiguïté les principes de l’ITIE et accordent de l’importance à des pratiques fiscales transparentes et efficaces, et soutiennent les avancées positives vers une meilleure gouvernance.
At the original launch of the Extractive Industries Transparency Initiative (EITI) in June 2003, 38 investment institutions signed the ‘Investors’ Statement on Transparency in the Extractives Sector’ supporting the EITI. This statement was reaffirmed in October 2006 with support from an enlarged group of 70 international investment institutions representing combined assets of $12.3 trillion.