Our activist:

Aminata Barry Touré

Ce qui nous pousse à travailler sur la question des industries extractives c’est parce que le pays dont je viens est un pays très pauvre et très endetté. Le Malien vit dans des situations très difficiles et ne bénéficie pas des avantages du sous-sol où il vit et où ses ancêtres vivaient il y a très longtemps.

Le mali est très riche en minerai mais on ne voit pas l’impact sur les communautés. Ce qui me motive c’est de continuer à lutter pour que chaque famille malienne puisse avoir le respect de leurs droits humains – le droit à l’alimentation, à la santé, à l’éducation et à un environnement sain.

Nous avons commencé à travailler sur la question des industries extractives en 2002. La communauté vivant au Soyola (où ils exploitent beaucoup d’or) est venue nous présenter leur situation. La communauté est très pauvre, malade, elle n’avait pas d’eau, l’environnement était pollué. Quand on a écouté la réalité de leur vie, on sait dit, pourquoi ne pas contribuer à cette lutte ? Cette lutte qui va permettre d’amener un changement au niveau de la gouvernance locale et nationale.

Donc aujourd’hui je contribue au niveau de l’activisme communautaire et au niveau national avec le plaidoyer – auprès des ministres, l’assemblée nationale et les organisations de développement internationales – afin pour que chacun puissent jouer leur rôle dans le partage des ressources naturelles, pour que les communautés : enfants, jeunes, femmes ; chacun puisse avoir sa part.

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