Actualités: Le Comité de Pilotage Afrique de Publiez Ce Que Vous Payez exige que l’indépendance du processus de transparence au Libéria soit respectée

Projet de declaration de Comité de Pilotage Afrique de Publiez Ce Que Vous Payez

« Nous insistons pour que le gouvernement respecte l’indépendance conférée à LEITI par la loi libérienne et s’abstienne d’outrepasser son mandat en revenant au statu quo ante en référence spécifique à la nomination du chef du Secrétariat de l’ITIE »

Le Comité de Pilotage Afrique (CPA) de Publiez ce que vous payez (PCQVP), la coalition de la société civile qui œuvre pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles, exprime de vives inquiétudes concernant l’ingérence excessive du gouvernement dans la supervision de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Libéria. PCQVP appelle le Président du Libéria, George M. Weah, à se conformer à la loi libérienne qui a établi l’ITIE au niveau national et à restaurer M. Konah Karmo à son poste de Chef du Secrétariat de l’ITIE.

Le 5 mars, le Président George Weah a annoncé que Gabriel Nyenkan devait occuper le poste de Chef du Secrétariat de l’ITIE au Liberia (LEITI). L’action du Président a été renforcée, lorsque M. Gabriel Nyenkan a dirigé un groupe de personnes et deux officiers de la Police nationale libérienne qui ont contraint M. Konah Karmo, actuel Chef du Secrétariat du LEITI, à quitter les locaux du Secrétariat le lundi 12 mars 2018.

PCQVP condamne fermement l’acte illégal d’expulsion forcée de M. Karmo et la nomination de M. Nyenkan à la tête du Secrétariat de l’ITIE au Liberia. Lors d’une conférence de presse tenue le 22 mars, le Président George Weah a tenu à défendre sa décision en précisant qu’il n’enfreignait aucune loi. La Loi LEITI de 2009 stipule clairement que le groupe de pilotage multipartite de l’ITIE libérien a le pouvoir de recruter le Chef du Secrétariat et son adjoint. Pourtant, ni le collège de la société civile, ni celui des entreprises n’ont été consultés sur la décision présidentielle. Les récentes mesures prises par le gouvernement sont inacceptables pour PCQVP, une partie nommée expressément dans la loi LEITI, car elle affaiblit voire supprime la voix de la société civile dans la réalisation de la transparence et de la responsabilité au Libéria.

LEITI est une agence libérienne autonome chargée de promouvoir la transparence dans les secteurs de la foresterie, du pétrole, des mines et des plantations agricoles au Libéria. Elle s’appuie sur une large coalition de parties prenantes issues du gouvernement, des entreprises et des groupes de la société civile libérienne. Se tenant mutuellement responsable de leurs actions dans le groupe directeur multipartite, ces groupes de parties prenantes ont travaillé ensemble pour faire de LEITI une agence anti-corruption efficace et respectée.

« Nous insistons pour que le gouvernement respecte l’indépendance conférée à LEITI par la loi libérienne et s’abstienne d’outrepasser son mandat en revenant au statu quo ante en référence spécifique à la nomination du chef du Secrétariat de l’ITIE, a déclaré Faith Nwadishi, représentante de la société civile au Conseil d’administration international de l’ITIE et membre du Comité de Pilotage Afrique. »

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