Burkina Faso - Exploitation minière : La société civile en quête de transparence

Source: LeFaso.net
Date: 11 Apr 2022

Plusieurs organisations de la société civile burkinabè ont mis en place, le 11 avril 2009, un réseau pour plus de transparence dans l’exploitation minière. Adoption des statuts et règlement intérieur, élection du bureau, c’est ce à quoi se sont attelés les participants à l’assemblée générale constitutive tenue à Ouagadougou.

Dénommé réseau “Publiez ce que vous payez-Burkina Faso” (PCQVP), il est un regroupement d’organisations de la société civile burkinabè. Le réseau PCQVP a pour objectif ultime de “promouvoir une gestion transparente des revenus miniers” au Burkina Faso. A travers une conférence de presse tenue à l’issue de l’assemblée générale constitutive, les membres du nouveau bureau ont expliqué la raison d’être de PCQVP, ses moyens d’actions, ses attentes vis-à-vis du gouvernement et des sociétés minières. Le réseau PCQVP entend favoriser l’accès à l’information des citoyens et médias et le bon usage des revenus générés par les projets miniers en vue de réduire la pauvreté.

Pour les responsables de PCQVP, la gestion transparente des revenus miniers repose sur la prise en compte de l’approche participative, l’information des citoyens autour des contrats miniers, l’obligation de rendre compte de l’utilisation des revenus issus des industries extractives. La société civile nationale à travers le réseau PCQVP aura pour tâche de veiller de manière structurée à la gestion des ressources naturelles, d’accompagner les gouvernements dans la mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) grâce à une participation active aux dispositifs institutionnels.

Le PCQVP entend demander des comptes aux gouvernements, à leurs représentants locaux sur les paiements effectués par les compagnies minières ainsi que de leur utilisation. Des programmes d’information, de sensibilisation et de formation seront initiés en vue de s’approprier des questions techniques couvertes par la campagne de transparence PCQVP.

Composé de sept membres, le bureau national du Réseau est présidé par le Réseau Afrique jeunesse pour un mandat de trois ans renouvelable une seule fois. Présent dans plus d’une dizaine de pays d’Afrique dont le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, etc., PCQVP a été lancé en 2002 à Londres en Angleterre.

L’enjeu majeur étant de maximiser les retombées de l’exploitation minière et pétrolière, le Réseau national lance un appel à la société civile burkinabè afin qu’elle puisse jouer efficacement un rôle de surveillance, de plaidoyer / lobbying en vue d’inverser “la tendance de la malédiction des ressources naturelles”.

L’Etat burkinabè a marqué son intérêt en envoyant des représentants du ministère des Mines, des Carrières et de l’Energie et celui de l’Environnement et du Cadre de vie à la cérémonie d’ouverture de l’assemblée générale constitutive.

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