La validation de la Rdc comme pays conforme à l’ITIE au centre d’une journée de réflexion du CENADEP

Source: Digital Congo
Дата: 14 Nov 2011

Le Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire (CENADEP) a organisé, jeudi 10 novembre 2011 à Cabinda Center à Kinshasa/Lingwala, une journée de réflexion, dont la question « Quelle stratégie développer en vue de la validation de la Rdc comme pays conforme ? » a constitué la trame.

Organisée à l’intention des membres quelques organisations de la Société civile, cette journée avait pour objectif de permettre ces derniers à réfléchir sur la question précitée et formuler quelques recommandations à l’endroit de la Société civile, du gouvernement et des entreprises extractives.

Deux intéressantes interventions ont caractérisé cette journée. L’exposé du Professeur Mack NDUMBA, coordonateur a.i. du comité ITIE, sur « Processus ITIE en Rdc : défis actuels et perspectives d’avenir » et celui de Léonie Kiangu, membre du Comité exécutif ITIE, sur « Processus ITIE en Rdc : comment rendre la participation de la société civile plus efficace ? ».

Les principaux défis

Dans son intervention, professeur Mack NDUMBA a épinglé quelques défis principaux à relever qui se présentent devant l’ITIE (l’initiative de transparence dans les industries extractives).

« Les défis principaux sont la publication des rapports 2008 et 2009, la publication des rapports 2010 et 2009 dans les 18 mois qui nous sont impartis depuis le 1er septembre. C’est une société civile responsable qui veut être arbitre dans les déclarations des entreprises et de l’Etat » a-t-il souligné.

Selon lui, les choses ne doivent pas être présentées de manière pessimiste c’est-à-dire que « c’est en 2010 que le premier rapport de l’ITIE est sorti sur l’exercice 2007. Comme il est exigé par les règles de l’ITIE, d’autres rapports doivent se suivre. »

Il a poursuivi que la publication du 1er rapport est intervenu en 2010 compte tenu de l’adhésion de la Rdc avant d’ajouter que la publication d’un autre rapport portant sur 2008 doit intervenir en 2011 pour éviter le retard sur les exercices.

« On doit publier le rapport portant sur 2008, malheureusement nous n’avons pas pu publier le rapport 2008-2009. C’est comme ça en 2012, il nous faut encore publier un rapport cumulé portant sur 2010 2011 », a renchéri Mack NDUMBA.

Des conditions pour la participation des organisations de la Société civile au processus ITIE

Pour sa part, Mme Léonie Kiangu a expliqué l’origine de l’ITIE, la circonstance ayant conduit à l’adhésion de la Rdc dans ce processus et la campagne « publiez ce que vous payez », avant d’entamer le nœud de son intervention.

Elle a indiqué que l’ITIE consiste à répondre aux problèmes qui se posent dans la gestion des ressources naturelles extractives à renforcer la performance et responsabilisation des organisations de la Société civile face à leur capacité de suivre la gestion des ressources naturelles, la gestion des revenus issus de ces ressources, de comprendre le secteur…

L’ITIE, d’après elle, met en accent particulier sur les résultats de l’investissement sectoriel, le contrôle et l’évaluation de l’apport privés des industries extractives et de la gestion des ces apports par le gouvernement, l’obligation de rendre compte des résultats.

Membre du Comité exécutif ITIE, Léonie Kiangu a évoqué quelques conditions que les organisations de la société Civile doivent prendre en compte avant de participer au processus ITIE.

Il s’agit de s’assurer la libre participation des membres des organisations de la Société civile au processus, être structuré et non travailler en ordre dispersé, assurer un dialogue permanent est une collaboration franche avec les autres parties permanentes, les partenaires et le représentant des Etats.

Pour elle, les organisations qui travaillent dans les différents secteurs des ressources naturelles doivent présentées un niveau élevé d’apprentissage pratique et partagé des connaissances pour la surveillance des industries extractives, du processus ITIE et autres qui sous-tendent la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption etc.

Léonie Kiangu a ajouté que les groupes cibles qui travaillent sur les questions de gouvernance des industries extractives, doivent suivre l’évolution du processus et s’approprier des concepts, des approches innovantes, partager les règles de bonnes pratiques acquises et créer un environnement favorable à la discussion.

Elle a émis le vœu de voir un effort concerté et applicable entre les ONGS pour fournir les informations et les connaissances afin de faciliter l’appropriation des informations par tous et pour tous.

En ce qui concerne la société civile sur la validation de la Rdc, Léonie Kiangu a proposé aux organisations qui travaillent dans la thématique, de faire le plaidoyer auprès des entreprises, des régies financières, du gouvernement avant de citer des réunions trimestrielles pour analyser l’avancement de ce processus.

Hyamaz/MMC

Digital Congo